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Du 16ème siècle à la fin du 19ème siècle Retour accueil site familial
Alain Aussedat Ce chapitre est essentiellement élaboré à
partir du livre
de François Paturle |
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1 - De l’Auvergne au Vivarais Une abondante
documentation nous permet de bien suivre l’évolution de la famille Aussedat
au moins depuis le milieu du 18ème siècle. C’est en effet en 1760, âgé
d’environ 35 ans, que meurt à Davezieux, près d’Annonay en Ardèche, Jean
OSSEDAT, qui fut longtemps notre premier ancêtre parfaitement identifié,
ouvrier aux papeteries Montgolfier. Des nombreuses recherches effectuées en
particulier par Jean et François Paturle, François Aussedat, Rose-Anne
Aussedat et Michel Pignal, il résultait que ce Jean Ossedat venait très
vraisemblablement de la région d'Ambert
dans le Puy de Dôme. On trouve en
effet dans cette région toute une série de lieux-dits Laussedat, L’Aussedat, Lossedat, ou Ossedat, mais aussi une grande quantité de
personnes de ce même patronyme sous différentes formes orthographiques aux
16ème et 17ème siècle. Aujourd’hui encore, les patronymes Laussedat et
Ossedat restent très fréquents en Puy de Dôme et Loire. Il existe même un
temple bouddhiste connu au lieu-dit Laussedat à une trentaine de kilomètres
au nord-ouest de Clermont-Ferrand ! (dans cette région nord-ouest du Puy de
Dôme, c'est la forme Laussedat qui prédomine, avec également des
variantes). En dehors d’un Claude
Aussedat, écuyer à la fin du 16ème siècle dans la région de Sauxillanges,
près d'Issoire, la plupart des Ossedat des environs d'Ambert aux 17° et 18°
siècles étaient agriculteurs, plus rarement ouvriers papetiers, et parfois les deux simultanément. Parmi toutes les
paroisses situées pour l'essentiel autour de la vallée de la Dore, entre la
zone sud d'Ambert et Thiers, François Paturle avait focalisé ses recherches
sur la zone papetière, partant du principe que les Ossedat papetiers
d'Ardèche devaient descendre d'Ossedat papetiers auvergnats. La suite des
recherches devait lui donner raison. La zone, articulée sur 3 vallées
aboutissant à la rive orientale de la Dore, comprend, autour d'Ambert
même, Saint-Martin des Olmes et
Grandrif, à quelques kilomètres à l'est, le hameau de Chadernolles
dépendant de la paroisse de Marsac en Livradois au
débouché de la vallée de Grandrif sur la Dore ,
ainsi que Job au nord-est d'Ambert. Cette région était particulièrement riche
en moulins à papier du 15° siècle jusqu'au début du 18° siècle. Entre cent et
deux cent moulins au plus haut de l'activité. Disparus au fil de crises
successives, il n’en reste plus qu’un en activité, devenu musée : le moulin
Richard de Bas. Une crise économique dans la seconde partie du 18ème siècle,
jointe à la création de nouvelles taxes et nouvelles réglementations, amena à
la fermeture d’un grand nombre de ces moulins et à l’exode de ces ouvriers
auvergnats qualifiés, en particulier vers la Loire, la Haute Loire, et la
région d'Annonay en Ardèche (on retrouve les mêmes noms de famille dans les
ouvriers papetiers de ces régions). Les premières apparitions
du nom Ossedat dans des actes d'état civil semblent dater de la première
partie du 16ème siècle, mais on les trouve déjà alors en nombre
important dans plusieurs communes. Il est donc vraisemblable que le nom était
déjà implanté autour d'Ambert depuis au moins plusieurs générations. Mais il
y a encore beaucoup de recherches à effectuer pour rassembler en un seul
arbre les très nombreux Ossedat de cette époque. |
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1828
(année de naissance d'Augustine Basin) : Créé en 1734 à St Alban-Leysse (nord-est de Chambéry), au lieu-dit "le Bout-du-monde", sur une chute d'eau de la Leysse, ce moulin est acheté par Augustin Montgolfier qui y envoie en 1785 comme gérant son adjoint et filleul Augustin Aussedat. Celui-ci rachète le moulin en 1788. Vers 1810, il y installe son fils aîné Augustin II qui sera contraint de le vendre en 1844 à Mr Forest. Cette papeterie, très modernisée, a été en production jusqu'à 1942. Il en reste des ruines. On reconnaît au fond la silhouette du Granier, montagne dont la forme caractéristique domine le bassin de Chambéry, et à gauche, la falaise dont les éboulements provoquèrent de nombreuses difficultés. On peut voir d'une part à gauche la Leysse, dont les eaux fournissaient au moulin l'énergie mécanique, et à droite la Doria, torrent venant d'une source située à Saint Jean d'Arvey, et dont l'eau très pure était utilisée pour la fabrication de la pâte à papier. |
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La
papeterie de Leysse au "bout du
monde". Lithographie de 1845
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3 - Branche Augustin II Aussedat Augustin II, qui
reprenait donc la papeterie de Leysse, eut 9 enfants. Mais il perd sa femme
en 1837, et en 1840 ses affaires périclitent. Il doit se faire mettre sous
tutelle financière de ses frère et beaux-frères puis se résigne à vendre en
1844 la papeterie à Mr Guillaume Forest, ancien sénateur sarde et ancien
Président de la Chambre de Commerce de Chambéry qui la développera bien.
Cette papeterie continuera son activité jusqu’en 1942, unanimement appelée
« la papète » par les habitants de la
commune. Il en reste aujourd’hui quelques ruines. Non loin, se situent
toujours les maisons Basin, dont celle où vécurent les familles Augustin I
puis Augustin II Aussedat. Des 9 enfants du
ménage d’Augustin II Aussedat, 2 fils ont eu jusqu’à nos jours une postérité
portant le nom d’Aussedat :
Ces ultimes
rejetons de la branche Augustin II sont apparemment aujourd’hui les seuls
Aussedat, avec cette orthographe, qui ne descendent pas de notre arrière
grand-père Jean-Marie II. Par ailleurs,
les descendants d'Augustin Basin et Louise Aussedat, fille d'Augustin II,
appartiennent aussi à cette branche de la famille, en particulier la
descendance Basin habitant toujours à St Alban Leysse, branche avec laquelle
nous avons rétabli des contacts récemment. Voir éléments sur la famille
Basin Un contact
récent (mars 2011) nous permet de compléter notre connaissance de la branche
Augustin II Aussedat par la descendance très documentée jusqu’à aujourd’hui
de Jeanne-Marie Aussedat (1824-1851), fille cadette
de cette famille, qui épousa Claude Girod, boulanger à Saint Alban Leysse,
issu d'une famille solidement implantée sur la paroisse au moins depuis le début
du XVIIème siècle. La base
généalogique familiale a été mise à jour avec ces informations, qui nous
ont été communiquées par Marie Pascale Sélignan,
descendante de cette branche Aussedat/Girod. Jeanne-Marie Aussedat était cousine germaine d’Augustine Basin,
âgée de 4 ans de plus que cette dernière. Les deux cousines ont passé leur
jeunesse à Saint Alban Leysse où Jeanne-Marie est
restée après son mariage à 18 ans en 1842, tandis qu’Augustine partait
s’installer à Cran Gevrier après son mariage à 18 ans en 1846 avec leur
cousin germain commun Jean-Marie I Aussedat. Claude Girod et Jeanne-Marie Aussedat ont eu 7 enfants dont deux filles
seulement ont eu de la descendance : Marie Girod qui a épousé Jacques Chiron
(6 enfants dont 4 ont eu de la Mathilde Girod qui a épousé Antoine Bocqueraz (4 enfants dont 3 ont eu de
4 - Alexis Aussedat (1785-1838) et les débuts de la
papeterie de Cran-Gevrier Augustin I
Aussedat avait donc reconverti en 1806 en papeterie un moulin installé à
Cran-Gevrier sur des terrains loués à l’Hospice des Incurables d’Annecy au
bord du Thiou, rivière qui envoie vers le Fier les eaux du lac d’Annecy.
Cran-Gevrier avait été dans la première moitié du 15ème siècle le siège d’une
activité papetière, comme Faverges l’avait été dès le 14ème siècle, lors de
l’introduction du papier en Savoie, venant d’Italie. Très rapidement, il
modernise et agrandit cette fabrique dont son fils Alexis prend la direction
peu après son mariage en 1811. En 1820, Alexis rachète l’ensemble des
terrains à l’Hospice. Il continue la modernisation, introduisant des
" piles hollandaises " (ce sont de cylindres munis de couteaux
rotatifs, immergés dans la pâte à papier qu’ils contribuent ainsi à affiner,
remplaçant l’antique système de maillets)
et rachetant d’autres moulins sur le Thiou ; il commence également à
diversifier ses biens (achat d’une ferme, de vignes et de divers terrains).
Il est un moment maire de Cran-Gevrier. Il meurt à 53 ans en 1838. Il avait épousé
en 1811 Pauline LAFRASSE (1792-1833),
fille d’un aubergiste d’Annecy, qui était propriétaire d'une grande ferme de
25 hectares jouxtant le château d'Aléry, sur la colline de Gevrier. Près d'un
siècle plus tard, son arrière petit fils Louis Aussedat, qui avait reçu cette
ferme en héritage, achètera le château d'Aléry voisin, revendant la ferme
(devenue ferme Aymonier) pour financer
l’acquisition et la remise en état d’Aléry. Ce ménage eut 9
enfants (voir
chapitre descendance Alexis Aussedat) : Jeanne Colette
1811, morte en bas âge Claudine 1813,
épouse M. Claude Chamousset Jean-Marie (1814-1867) épouse en 1846 sa cousine Augustine Basin
(1828-1909) Hippolyte
(1817-1894) épouse Louise Veuillant, ancêtres de la
branche Falletti Joséphine (1816–1850)
religieuse au monastère de la Visitation à Thonon. Alexandre
(1818-1890) épouse Antonie Arrembourg, ancêtres des
branches Mercier et Seguin Etienne(1824-1844). Mort à 18 ans, célibataire. N 1825- 1825
mort à la naissance François(1828-1856). Mort à 27 ans sans postérité.
5 - L’essor industriel et financier.
Jean-Marie I Aussedat (1814-1867), sa femme née Augustine Basin (1828-1909)
et leur fils Jean-Marie II Aussedat (1848-1903). A la mort
d’Alexis Aussedat en 1838, âgé de 53 ans, son fils Jean-Marie a 24 ans, ses
frères Hippolyte et Alexandre respectivement 21 et 20 ans. Les autres sont
encore enfants. Ce sont ces 3 fils aînés qui reprennent l’affaire familiale
de papeterie, mais dès 1841 Hippolyte se retire, Jean-Marie et Alexandre
développant à partir de 1843 l’affaire sous le nom de "Société Aussedat
frères ". En 1842, ils investissent sur une première puis une seconde
machine à papier en continu (le procédé, inventé en France par Robert en
1799, avait été adopté et développé en Angleterre, puis était revenu en
France vers 1810, et les Montgolfier possédaient déjà une telle machine
depuis 1822). L’entreprise compte alors environ 80 salariés, dont à peu près
la moitié sont des femmes affectées au tri et à la préparation des chiffons
qui servent de matière première. En 1846, Alexandre se retire de l’affaire,
voyage en Algérie et au Brésil pour monter des affaires, puis restera rentier
une vingtaine d’années avant de créer une cartonnerie un peu en amont sur le
Thiou (quartier de Chevesne), exploitant une nouvelle technique qu'il avait
inventée pour fabriquer la pâte à partir de bois avec traitement
physico-chimique particulier (procédé semi-chimique).
Le bois remplaçait ainsi le chiffon qui était devenu très coûteux. Cette
entreprise passa à son fils Eugène Aussedat et sa petite-fille Clara Mercier
(1883-1959), jusqu’à un incendie qui la détruisit en 1929. En 1846,
Jean-Marie épouse sa jeune cousine Augustine, dernière fille d’Antoine Basin,
boulanger à Saint-Alban Leysse, et de Rose, née
Aussedat (dernière sœur d’Alexis, qui s’était elle-même mariée à 15 ans).
Voir éléments sur la famille
Basin. Il a alors 28 ans et elle
en a 18. Ce mariage intra-familial va être une
chance pour l’affaire familiale car il met aux commandes un couple qui se
complète admirablement : Jean-Marie apporte le savoir-faire technique et
commercial. Augustine devient très vite une financière hors pair, formée par
son mari à la gestion comptable, puis devenant une gestionnaire de tout
premier plan lorsque, pendant près de 43 ans après la mort de son mari, elle
sera chef d’entreprise industrielle et mènera en parallèle une activité
bancaire (prêts à des particuliers puis à des entreprises) culminant avec la
fondation en 1891 de la Banque Commerciale d’Annecy, dont la famille Aussedat
possédait 40%, et qui deviendra ultérieurement la Banque Laydernier
(aujourd'hui intégrée dans le réseau Crédit du Nord, filiale de la Société
Générale). Cette période va être également celle d’un changement de statut
social : Jean-Marie Aussedat est maire de Cran-Gevrier pendant 22 ans, membre
du conseil de surveillance de la Banque de France en Haute Savoie ; et
quelques années après sa mort, 2 de leurs 4 enfants épousent des membres de
familles de la bourgeoisie annécienne, Marie Despine et Jacques Callies. Dès
1860, le ménage de Jean-Marie et Augustine Aussedat avait laissé la maison de
Cran-Gevrier, incluse dans le périmètre de l’usine, au ménage du nouveau
Directeur, Eugène Crolard, pour aller s’installer dans les appartements d’une
maison bourgeoise en plein centre d’Annecy, au 12 rue Royale. |
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Jean-Marie I Aussedat vers 1859 |
Augustine Aussedat, née Basin, vers 1859 |
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Jean-Marie I
Aussedat (1814-1867) |
Augustine Aussedat, née Basin (1828-1909) vers 1859 |
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Famille Aussedat en 1859 : Jean-Marie I (45 ans) Jean-Marie II (11 ans), Augustine
(31 ans) |
Jean-Marie II
Aussedat vers 1870 |
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Marie Aussedat (1860-1936), future épouse de Jacques Callies, vers 1883 (23 ans) |
Marguerite Aussedat (1866-1942), future épouse d'Albert Crolard, vers 1890 (24 ans) |
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Portrait présumé d'Antonie Aussedat
(1857-1886), fille aînée de Jean-Marie I Aussedat Ce portrait n'est pas formellement identifié comme étant
celui d'Antonie, morte célibataire à 29 ans. Mais il était en grand format
encadré sous verre dans le salon de
Pringy, avec une mèche de cheveux au dos du tableau garni de velours rouge.
Ceci indique certainement le dernier portrait de quelqu'un de très proche. La
meilleure hypothèse, compte tenu également des ressemblances, est celle d'Antonie Aussedat dont nous
n'avons pas d'autre portrait identifié. |
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Sur le plan industriel,
l’entreprise continue son développement avec l’acquisition de nouvelles
machines de production de papier en continu. Le rattachement de la Savoie à
la France en 1860 marque un tournant : il faut rapidement renoncer aux
approvisionnements en matière première et aux marchés du Piémont-Sardaigne
pour développer une activité tournée vers les marchés français. C’est dans ce
but qu’a été recruté Eugène Crolard, fils d’un industriel drapier de Voiron,
qui a débuté sa carrière commerciale dans une papeterie de la région de
Grenoble. C’est lui qui va en particulier ouvrir et développer un premier
entrepôt à Paris. C’est également à cette époque (fin des années 1860) que le
chemin-de-fer arrive à Annecy, facilitant les communications avec le reste de
la France. Rapidement, la papeterie sera raccordée au réseau par une voie
privée. Le ménage de
Jean-Marie I et Augustine Aussedat eut 5 enfants, dont 4 ont vécu: Jean-Marie, (1848- 1903), en général appelé simplement Jean, comme
son père, épouse Marie Despine. Antonie (1858-1886) morte à 29 ans célibataire, sans
postérité. Il semble, d'après des lettres publiées par Tante Rose-Anne dans
son "Portraits de famille", qu'Antoine Despine, frère de Marie, en
ait été très amoureux et se remit mal de sa mort, restant lui-même
célibataire et dépressif. Marie (1860-1936) épouse en 1884 Jacques Callies,
Ingénieur de l'armement naval, et futur Président de la Papeterie après le
décès de son beau-frère Jean-Marie Marguerite (1866-1942) épouse en 1889 Albert Crolard
qui sera Directeur Général de la Papeterie, puis député. Au moment de la
mort de son père à 53 ans en 1867, Jean-Marie II n’a que 18 ans. Mais, aidé
par sa mère et Eugène Crolard, il va rapidement prendre sa place à la Direction
de l’entreprise, qui est entre-temps devenue la " Société Vve Aussedat
", nom qu’elle conservera jusqu’en 1904. Augustine en effet continuera
toute sa vie de suivre de très près l’activité de la papeterie, prenant
toutes les décisions financières, et s’appuyant sur Eugène Crolard (qui sera
remplacé par son fils Albert en 1890) et son fils Jean-Marie, puis son gendre
Jacques Callies après la mort de ce dernier. Sous cette
triple impulsion, la papeterie connaît pendant près de quarante ans un
développement remarquable, marqué par de nombreux investissements :
Jean-Marie II
épousa à 26 ans en 1874 Marie Despine qui avait 19 ans et était la fille d’un
avocat, professeur de droit, mort deux ans auparavant (voir origines
Despine). Issue d’une famille bien implantée de longue date dans Annecy
et ses environs, elle faisait entrer la famille Aussedat dans un milieu de
notables bourgeois que sa réussite industrielle et financière lui faisait de
plus en plus côtoyer. Nous verrons dans un autre chapitre la vie de
cette famille Jean-Marie II, telle que l’évoquait en particulier tante Zézou
Dor, l’aînée des petits-enfants de Jean-Marie Aussedat et Marie Despine. Voir
aussi l'album
de photos de la famille Jean-Marie II Aussedat |
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Jean-Marie II Aussedat (1848-1903) |
Marie Aussedat, née Despine (1855-1930) |
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A peu près au même
âge que son père et son grand-père, Jean-Marie II est mort à 54 ans, peu
avant la naissance de son premier petit-enfant. Ses fils Joseph et Louis
mourront respectivement à 57 et 58 ans. Marie Despine est morte à 75 ans,
ayant connu tous ses 38 petits-enfants. Ne quittons pas
cette époque sans songer à nouveau au fabuleux destin d’Augustine Basin,
née en 1828 près de Chambéry au foyer du boulanger Antoine Basin et de Rose
Aussedat, dans l'une des maisons de la rue des Sablons à St Alban-Leysse
encore occupée par des descendants Basin. Mariée à 18 ans à son cousin
Jean-Marie Aussedat, qui a 10 ans de plus qu’elle, elle ne se contentera pas
d’élever 4 enfants, mais va prendre une part prépondérante dans le
développement du patrimoine familial en gardant toutes sa vie le contrôle
financier et comptable de l’entreprise papetière dont elle prend en personne
les rênes pendant les 43 années de son veuvage. Très active également dans
toutes sortes de projets d’aménagement de la région d’Annecy et de la Savoie,
elle agit en véritable directeur de banque, multipliant les placements,
jusqu’à prendre part, comme actionnaire principal, à la création de la
première banque de Haute-Savoie. Alliant deux de ses enfants à des familles
de la bonne bourgeoisie d’Annecy, elle eut 30 petits enfants et connut les
aînés de ses plus de 200 arrière-petits enfants
(génération de nos parents). Alors que nous
allons fêter en 2009 le centenaire de sa mort, ce sont aujourd’hui plusieurs
milliers de personnes de sa descendance qui perpétuent le souvenir de cette
femme remarquablement énergique, dont les photos familiales montrent le large
front qui semble sculpté dans le dur granit des massifs alpins. |
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Madame Jean-Marie I
Aussedat, née Augustine Basin (1828-1909)
Fille d'Antoine Basin, boulanger à St
Alban Leysse, et de Rose Aussedat
photo de gauche en 1900, photo de
droite en 1903 (baptême de François Favre)
grand'mère paternelle de notre
grand-père Louis Aussedat
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Petite anecdote
familiale : on raconte que notre arrière grand’mère Augustine acquit entre
autres un petit terrain (qui avait dû lui être laissé caution d'un prêt sur
hypothèque) totalement isolé loin de tout, sur les pentes de la Tournette. Ce
terrain sans valeur ne fut jamais attribué dans les successions. Si bien
qu’aujourd’hui, il serait toujours en indivision entre un bon millier
d’héritiers. Personne ne saurait le localiser exactement, bien que certains
prétendent avoir connu quelqu’un qui y serait allé en reconnaissance. Mais il
y a ainsi dans la famille un mythe autour de ces quelques arpents en forte
pente au milieu des broussailles dominant le lac. |
Alain Aussedat, mars 2011
Ce texte a été mis à jour (compléments et corrections) par rapport à la
version publiée dans le livre "Des familles de traditions"
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