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ORIGINES BALLEYDIER 1 - Des origines Auvergnates (17°
siècle) au maître de forge Joseph Balleydier (1777-1857) 2 - Des nouvelles de cousins éloignés : 3 - Eugène Balleydier et
Camille Borgel.
Origines Borgel et Reydellet 4 - Louis Balleydier et
Marguerite Charrut. Origines Charrut 1 – Des origines Auvergnates (17° siècle) au
maître de forge La famille
Balleydier est la famille paternelle de notre grand-mère Marie-Louise
Aussedat. Les Balleydier
sont d’origine Auvergnate, comme les Aussedat. Plus précisément de la
paroisse de Merle, située aujourd’hui dans l’ouest du département de la
Loire, à la limite est des monts du Forez, et à une vingtaine de kilomètres
au sud-est d’Ambert, lieu d’origine des Aussedat. On trouve dans cette région
(Merle, St Bonnet le Château) de nombreux Baleydier,
Baleyguier, Balleydier au 17° siècle et plus
récemment. Et, un demi-siècle environ avant les Aussedat, c’est vers le
milieu du 17° siècle qu’un André
BALLEYDIER (1618-1699) quitte l’Auvergne en proie aux
ligueurs, brigands et épidémies de peste. Mais, au lieu d’aller vers
l’Ardèche, sa destination est directement la Savoie, à Cruseilles, à une
vingtaine de kilomètres au nord d’Annecy, au pied du Mont Salève. Nous
n’avons pas d’indications sur le milieu social d’origine de ces Balleydier en
Auvergne, mais nous savons qu’André Balleydier était chirurgien (c'est-à-dire
médecin) et qu'un de ses frères, Jacques, vint aussi se fixer en Haute
Savoie, à Choisy, et y faire souche (très nombreuse postérité en cours
d'analyse). André se marie en 1652 à Cruseilles avec Marie de la BAUME
; ce ménage eut 13 enfants, et ils furent inhumés dans l’église même. A
partir de cette génération, le patronyme Balleydier, avec des variantes
orthographiques, se répand rapidement en Haute Savoie, dans l'Ain, le Canton
de Genève, et jusque dans le pays de Gex : Voltaire eut pour procureur
d’office de la seigneurie de Ferney un Joseph Marie
Balleydier, qu'il orthographiait Balleidier,
orthographe qui est restée attachée à sa descendance – "…c'est la faute à Voltaire ! " . Le 3ème
enfant d'André et Marie, Gaspard BALLEYDIER (1656-1706) épousa Jeanne
BURNIER et fut inhumé dans l’église de Choisy, entre Cruseilles et
Annecy. C’est le 5ème des 10 enfants de ce ménage, Bernard
BALLEYDIER (1692-1763) qui vint s’installer à Annecy avant son mariage en
1721 avec Foy CRUZ. Ce ménage eut 14 enfants, et dès lors, il y eut
des Balleydier à Annecy et dans les environs sans interruption jusqu’à ce
début du 21ème siècle. Faisant partie, dès ces premières
générations, des familles de notables de la ville, on voit parmi leurs très
nombreux enfants beaucoup de magistrats, notaires, avocats, mais beaucoup de
branches Balleydier continuaient en parallèle à inclure une majorité
d'agriculteurs, commerçants et artisans. |
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Joseph
Balleydier (1777-1857).
Maître de forge à Sanpierdarena (golfe de Gênes,
Italie) |
Certains
partaient faire carrière dans d’autres provinces du Royaume de
Piémont-Sardaigne, tel notre ancêtre Joseph
BALLEYDIER (1777-1857), petit-fils de Bernard, qui s’établit vers
1832, avec son frère Jean, maître de forge à Saint Pierre d’Arena (Sampierdarena), dans la
banlieue de Gênes, après avoir tenté pendant quelques années d’exploiter les
hauts-fourneaux de l’abbaye de Tamié, à proximité
d’Albertville (confisquée aux moines à la révolution). L’exploitation de
Saint Pierre d’Arena fut plus heureuse et se
poursuivit jusqu’au début du 20ème siècle, Louis, le fils aîné de
Joseph Balleydier établissant sur place une descendance italienne qui dure
encore, bien que le nom ait disparu. Notons au passage que ce Louis
Balleydier épousa en 1ère noce Giuseppina
de Simoni dont la famille possédait à Cervo, sur la Riviera, une belle grande maison du 17° siècle qui existe toujours sous le
nom de Palazzo Simoni
Balleydier. |
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PALAZZO SIMONI BALLEYDIER
Joseph
Balleydier épousa en 1815 à Annecy Louise Philiberte MARCHANT qui
avait 18 ans. Ils eurent 3 enfants : Louis (1816-1891) qui prit la succession
de son père à la Direction de la forge de San Pier d' Arena ; Eugène
(1818-1859) qui fut notre ancêtre et que nous retrouverons un peu plus
loin ; Mathilde (1822-1891) qui épousa le notaire d'Annecy Alexis Rollier.
Leur petit fils Pétrus Rollier épousa Marthe Callies, fille de Jacques
Callies et Marie Aussedat. Ce sont les grands parents de nos cousins Rollier.
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2 - Des nouvelles de cousins de nos ancêtres Un Balleydier annécien, qui pourrait être Jean-Pierre, cousin
germain de notre ancêtre Jean-Claude, fit partie du commando qui, en pleine période
de la Terreur révolutionnaire, en mars 1793, subtilisa les corps de Saint
François de Sales et de Sainte Jeanne de Chantal, et les cacha dans une
maison proche (un précédent enlèvement avait permis de cacher ces reliques
provisoirement au château de Duingt). Pour égarer les troupes
révolutionnaire, des squelettes de substitution avaient été récupérés au
cimetière de Sainte Claire et installés dans les châsses reliquaires dans la
Cathédrale Saint Pierre. Les reliques des deux grand saints savoyards retrouvèrent
leur place antérieure, une fois terminée la période de tourmente, en 1806. Un
très intéressant récit
de cet enlèvement fut rédigé en 1865 par notre ancêtre Alphonse Despine.
(Remarque : les dernières recherches de Serge Balleydier semblent indiquer
que ce sauveteur des reliques serait un autre Jean-Pierre Balleydier, cousin
plus éloigné). Notons aussi,
dans cette même période, la triste exécution à Lyon par guillotine de Jean-Louis
Balleydier, juge à Gex, et lointain cousin de notre aïeul Joseph
Balleydier (mais cousin plus proche du côté Borgel,
voir généalogie
Borgel). Sa fiancée, qui avait essayé de
plaider sa cause devant le sinistre Albitte, eut le
courage de défier les juges en venant l'embrasser sur l'échafaud, lui donnant
rendez-vous pour bientôt au paradis. Un émouvant
article datant des années 1960 relate ce crime de la Terreur. C'est le
père de ce juge qui fut en relation d'affaires et en procès avec Voltaire à Ferney. Un cousin
germain de ce juge guillotiné, César
Balleydier (1762-1805), fit une carrière mouvementée d’officier dans
les armées de la république et de l’empire naissant. Fils de notaire, mais
apparemment plutôt dissipé dans sa jeunesse, il s’enrôla d’abord dans un
régiment suisse de 1783 à 1787, puis en l’an II, lorsque la Savoie a été
annexée par la France, il prend le commandement des volontaires d’Annecy. Dès
l’année suivante, en 1793, il est commandant, chef de bataillon au siège de
Toulon, puis en 1794 on le retrouve lieutenant-colonel, à la tête d’une
demi-brigade formée essentiellement de têtes brûlées issues de tous ces territoires
nouvellement français. Combats en Corse, en Italie. En septembre 1796 il est
blessé, fait prisonnier, libéré au bout de quelques mois (échange de
prisonniers), et, après quelques difficultés, il revient à la tête de son
régiment (qu’un colonel intérimaire s’était octroyé !). Il est de
nouveau fait prisonnier des Autrichiens à Mantoue en 1799. Libéré, mais
réformé sur ordre de Bonaparte, suite à diverses intrigues de colonels
intérimaires qui guignaient sa place. Ce n’est qu’en 1802 qu’il retrouve un
poste de commandant de place à l’île d’Elbe, puis enfin en septembre 1803 le
commandement d’un nouveau régiment basé au camp d’Utrecht. Il est fait en fin
1804 chevalier de la Légion d’honneur qui venait d’être créée. Il est envoyé
avec son régiment en septembre 1805 à Ulm où capitule une armée de 30 000
Autrichiens, puis part à la rencontre des armées russe. C’est dans ce
mouvement qu’il est tué à Leoben (Tyrol du Sud) en novembre 1805. 3 semaines
plus tard, son régiment participait à la victoire d’Austerlitz. Il semble
qu’il ait refusé deux fois une nomination au grade de général de brigade. Son
nom a été donné à une caserne de chasseurs alpins au centre d'Annecy qui a
été transformée en lycée (Gabriel Fauré) après la dernière guerre. Oncle
Michel Pignal a rédigé une très intéressante fiche biographique de ce
lointain grand-oncle, a partir des éléments de son dossier militaire
compulsés aux archives des armées. |
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Baron Alphonse Balleydier |
A la génération
suivante, on voit encore un lointain cousin de notre aïeul Eugène Balleydier
acquérir une certaine notoriété dans la littérature. Il s’agit d’Alphonse
Balleydier (1810-1859). Né à Lyon, il mena une carrière de
journaliste et écrivit en même temps dans la période 1846-1853 de nombreux ouvrages
d’histoire qui connurent un certain succès, en particulier des histoires de
l’empire Austro-Hongrois qui font encore autorité,
ainsi qu'une Histoire de Lyon pendant la Révolution. Il écrivit aussi des
romans, nouvelles et récits qui ont également connu un grand succès. En
remerciement de ses travaux, l'Empereur d'Autriche le fit baron. Il n'eut pas
de descendance, et le titre tomba en désuétude. Mais un de ses frères,
probablement aussi sans descendance, légua une partie de ses archives historiques
à notre arrière grand-père, le doyen Louis Balleydier. Elles sont toujours
dans la famille. Voir fiche biographique
dans Wikipedia |
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3
– Eugène Balleydier et Camille Borgel. Origines Borgel et de Reydellet
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Madame Eugène Balleydier, |
Eugène Balleydier
(1818-1859 |
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Venues sans
doute dans le courant du 16ème siècle de l'Ain tout proche, où le
patronyme est très présent, au moins deux branches bien fournies de la famille
BORGEL s'étaient fixées à
quelques kilomètres au sud de St Julien-en-Genevois,
au pied nord du Mont Salève. D’une
part sur la paroisse de Présilly, d’autre part au Châble, alors paroisse indépendante, aujourd'hui
rattachée à la commune voisine de Beaumont. C’est de cette deuxième branches
fixée sur le Châble que nous descendons. 3
générations de suite y furent notaires : a) Claude-François
BORGEL (env
1670-1724), dont une fille épousa un Balleydier, cousin germain de
notre ancêtre Bernard (voir plus haut). Ce sont les grands parents de
Jean-Louis Balleydier, ce juge de Gex guillotiné sous la Terreur, ainsi que
du Colonel César Balleydier (voir plus haut). b) son fils Laurent BORGEL (né vers 1700), qui fut en même
temps châtelain du château de Pomier, près du Châble. c) Jacques-André BORGEL (1731-1816), fils de Laurent.
Ce dernier eut une fille dont descendaient des cousins Taponier,
et un fils, Joseph BORGEL(1782-1848)
qui fut Greffier au tribunal d'Annecy, et qui épousa en 1815 Eugénie
REYDELLET (1795-1840). Ce sont les parents de Camille, épouse d'Eugène
Balleydier, et de ses deux sœurs dont l'une, Félicie, épousa son cousin
François Taponier et l'autre, Augustine, épousa
Gaspard Folliet et eut 3 fils, dont l'aîné, André,
fut Historien de la Savoie, Président du Conseil Général et Sénateur de Haute
Savoie à la fin du 19° siècle. Les
deux mariages Balleydier-Borgel à 3 générations de
distance semblent indiquer des relations continues de voisinage, d'amitié,
puis de cousinage entre ces deux familles de notables du Genevois, région
située entre Annecy et Genève, particulièrement autour du Salève. |
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Il semble que le
nom Reydellet vienne du sobriquet d’un roitelet
féodal italien déchu (rei deleto
en italien). Cette famille serait en effet originaire d’Ostie. Outre la
branche décrite sommairement ici, cette famille comprend de nombreuses
branches, principalement implantées dans le Bugey, dont beaucoup ont été
anoblies. La particule (de Reydellet) apparaît et
disparaît dans les actes, apparemment sans lien avec les phases
d'anoblissement, mais sans doute plutôt en fonction des modes du moment. Notons enfin dans cette famille la brillante
carrière de Jules Piquet, dont la grand’mère était sœur d’Eugénie Reydellet. Cet officier de Marine vécut essentiellement
en Asie du Sud-Est et fut gouverneur général de
l’Indochine. |
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Le ménage
d’Eugène Balleydier et Camille Borgel eut 4 enfants
: 1° Marie(1848-1922) fut religieuse dans la congrégation de
Saint Joseph d'Annecy sous le nom de Sœur Marie-Eugénie.
Après une carrière d'enseignante, elle se consacra aux soins aux malades, et
fut Supérieure de l'hôpital de St Julien en Genevois. C'est auprès d'elle que
sa mère termina ses jours. Nous avons des photos de grand'mère et grand-père
Aussedat allant rendre visite à cette tante religieuse, accompagnés des aînés
de leurs enfants. 2° Mathilde, née
en 1846 et morte à un an. 3° Joseph
(1848-1939) qui fut Ingénieur des Mines, eut deux enfants qui étaient les
seuls cousins germains de notre grand'mère Marie-Louise : Camille Balleydier
(1881-1969) qui épousa Albert Mesuré, lui-même Ingénieur des Mines comme son
beau-père, et eut 4 enfants (Charles, Suzanne, Jacques, Madeleine) ; et Henry
Balleydier(1893-1964), médecin, dont le fils Guy fit
beaucoup de recherches généalogiques dont les dossiers sont conservés
aujourd'hui par son frère Jean. 4° Louis (1856-1927), notre arrière grand-père. Voir ci dessous 4 - Louis Balleydier et Marguerite Charrut. Origines Charrut
(Laeuffer, Dunant) Louis
BALLEYDIER (1856-1927), est né à
Albertville. Il n'a que 2 ans à la mort de son père. Il mène des études de
droit à Grenoble, passe son doctorat en droit en 1880 puis entame une
carrière de professeur de droit à la Faculté de Grenoble où il restera toute
sa vie. A 30 ans, il épouse Marguerite Charrut (1867-1938), fille de Félix
Charrut (1831-1872), négociant en produits ferreux à Grenoble, et de Mathilde
Laeuffer(1843-1914) dont la famille est bien établie à Annecy depuis de
nombreuses générations. En fait, Marguerite Charrut avait perdu son père
lorsqu'elle avait 5 ans. Notre Grand-mère, Marie-Louise Aussedat, n’a connu
aucun de ses deux grands-pères, mais a connu sa grand’mère Balleydier jusqu’à
17 ans et sa grand’mère Charrut (née Laeuffer), jusqu’à 31 ans. Cette
dernière s’était retirée après la mort de son mari dans la jolie maison
Laeuffer de Montfleury au dessus d'Annecy-le-Vieux.
C’est en allant voir cette grand’mère pendant ses vacances que Marie Louise-Balleydier qui avait tout juste 19 ans fut
remarquée par Louis Aussedat. |
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Famille
CHARRUT, famille maternelle de
notre grand'mère Marie-Louise Balleydier Nous suivons nos
ancêtres Charrut à partir du 17ème siècle dans la paroisse de
Livet (aujourd’hui Livet-et-Gavet) dans la vallée
de la Romanche en Isère. Malheureusement, les registres de cette paroisse ne
commencent qu’en 1692. Nous n’avons donc que peu d’éléments sur les
générations précédentes. Il semble que
ce village au pied de l’Oisans soit le lieu d’origine de nos ancêtres Charrut
(également orthographiés Charrus ou Charru) au moins depuis le début du 17ème
siècle. Le patronyme y est encore présent. On trouve à la même époque
d’autres familles Charrut dans cette même région, mais dans la montagne (Oz-en-Oisans, Vaujany). Le
premier ménage identifié est celui d’Etienne Charrut (sans doute né
vers 1655) et Marie Pinel Pataud dont les enfants naissent
dans le hameau des Clots à Livet dans les années
1693-1700. Il est vraisemblable qu’Etienne était fils de Didier Charrut,
né vers 1620, et de Clauda Pacou .
Le fils d’Etienne et Marie, Jean
Charrut, né en 1695, épouse à Oulles le
22 juillet 1721, au dessus de Bourg d’Oisans,
Dimanche Perret (Dimanche est une forme du prénom Dominique,
très fréquente dans la région). Les naissances de leurs enfants, toujours
au hameau des Clots à Livet, s’étalent de 1723 à
1744. Nous avons par
ailleurs. des informations dès le 17ème, voire même le 16ème
siècle concernant plusieurs familles alliées aux Charrut de notre branche,
toutes fixées en Isère (Grenoble, Voreppe, région de Pont-en-Royans
au sud de Saint Marcellin, vallée de la Romanche, etc.). Nos origines
Charrut, avec ces familles alliées, sont d’ailleurs nos seules racines
dauphinoises. Toutes nos autres
racines tant Aussedat et familles alliées (Despine, Dupraz,
Lafrasse, Basin etc.) que Balleydier (Borgel, Marchant, etc.) sont savoyardes, et des monts du
Forez antérieurement (racines Ossedat et Balleyguier
au 17° siècle). François
Charrut, fils de Jean et Dimanche
Perret, né à Livet en 1744, part se fixer à Yssingeaux en Haute Loire où il
se marie. Son fils Pierre Charrut, né à Yssingeaux, revint se fixer
comme marchand tanneur à Grenoble. Il
s'y marie en 1799 avec une Grenobloise d'origine, Jeanne-Julie Long. Ils ont trois fils :
Louis, Pierre-Hippolyte (1805-1879), et Pierre Ferdinand qui meurt jeune. Louis fut
greffier à la Cour de Grenoble et fut coauteur d'un journal de jurisprudence.
Il eut quatre enfants dont deux fils dont la descendance s’éteint rapidement,
et deux filles : L'aînée,
Juliette épousa Léonce Mesnard, Président de la
Cour de Cassation, fils de Jacques
André Mesnard, Pair de France, et Vice
Président du Sénat sous le second Empire. Léonce Mesnard,
collectionneur et critique d'art, fit d’importants
legs au Musée de Chambéry et au Musée de Grenoble. Ce ménage n’eut pas de
descendance. La seconde,
Louise épousa Aimé
Irvoy, sculpteur d’une certaine renommée, Prix
de Rome, directeur de l'école de sculpture de Grenoble. Plusieurs de ses
œuvres sont aujourd’hui dans des musées. Ce ménage eut une seule fille,
Laure, épouse Albert Benoit-Cattin, avocat à Grenoble, d’où descendance
jusqu’à aujourd’hui. Voir fiche biographique d’Aimé Irvoy
dans Wikipedia Pierre-Hippolyte
Charrut commença par travailler à
la tannerie de son père, |
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Pierre Hippolyte CHARRUT |
puis créa (ou reprit) une entreprise de négoce
de produits ferreux. Il épousa en 1830
à Grenoble Dorothée Gaillard. Ce sont les parents de Félix Charrut qui
épousa Mathilde Laeuffer. Pierre- Hippolyte Charrut fut veuf à 63 ans
et perdit 4 ans plus tard son fils unique Félix, qui travaillait avec lui. Le ménage de
Félix Charrut et Mathilde Laeuffer eut deux enfants : Marguerite,
épouse de Louis Balleydier, et Hippolyte
(1864-1928) qui resta célibataire. Photos famille
Félix Charrut : voir fin de la fiche famille
Laeuffer |
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Pour les origines Laeuffer, voir
fiche sur Jean-Gottfried Laeuffer et ses descendants ainsi que
la fiche Dunant. |
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Revenons au
ménage de Louis et Marguerite Balleydier née Charrut. Marguerite a 21 ans au
moment de son mariage. Louis enseigne la procédure civile
puis le droit civil. Il est membre du conseil académique, assesseur du doyen,
puis enfin doyen de la faculté de droit de Grenoble, membre de l’Académie Delphinale et de l'Académie Florimontane. Tout au long de
sa carrière, il publie divers articles et ouvrages juridiques. Pendant la
guerre 14-18, il s'occupe beaucoup de l'accueil des réfugiés Serbes et sera
décoré à l'issue de la guerre chevalier de l'ordre Serbe de Saint Sava. Au
moment du mariage de leur fille Marie-Louise en 1907, ils habitaient 28 cours
Saint André à Grenoble, immense avenue qui va de l'Isère jusqu'à Pont de
Claix, et qui a aujourd'hui plusieurs noms. Il semble que ce 28 cours Saint
André serait situé sur l'emplacement de l'actuel 28 Cours Jean Jaurès. Dans
les photos de la famille Louis Aussedat dans les années 1920-1930, on voit
souvent apparaître Marguerite Balleydier, née Charrut, qui est restée dans la
mémoire familiale sous le nom de " Bonne-Maman Balleydier ". C’était une femme
assez mondaine, très élégante, qui se retira après la mort de son mari dans
la maison Laeuffer de l'Avenue de Trésum à Annecy,
dans un cadre raffiné. Voir l' album
de photos famille Louis Balleydier Le ménage de
Louis Balleydier et Marguerite Charrut a eu 4 enfants : 1° Marie-Louise
Balleydier, qui a épousé Louis Aussedat et en a eu 11 enfants. Ce sont nos
grands-parents 2° Tante Mathi (Mathilde) qui a épousé oncle Edouard Vidil et a eu 8 enfants. Tante Mathi,
petite sœur de notre grand’mère, a vécu jusqu’à 1976, année des premières
Alériades. 3° Oncle Émile
Balleydier, qui a épousé Tante Rose Colliard, que
nous avons connu âgée, mais toujours très énergique, circulant beaucoup à
bicyclette. Ce ménage n'a eu qu'un fils mort en bas âge. Oncle Émile tenta
sans succès de lancer de nombreuses affaires, y engloutissant sans retour la
fortune de sa femme qui eut une fin de vie dans la gêne. 4° Oncle Jean
Balleydier qui était courtier en assurances et s’est marié 2 fois. Avec
Hélène Colliard (sœur de Rose), il a eu 2
filles : Huguette qui a épousé Claude du Besset,
et Hélène qui a épousé Gérard Bexon. Devenu veuf 5 ans après ce mariage,
Oncle Jean Balleydier a épousé Marie du Besset,
elle-même veuve et mère d’un garçon, Régis Malartre.
Ils ont eu deux autres enfants : Alyette, dont
le mari Jacques Valette d’Osia était officier et a
été tué par la foudre en montagne, et Bernard Balleydier qui a épousé
Marie-Pascale Bévillard. Tante Marie Balleydier a
vécu jusqu’en 1980. Il y a
aujourd’hui de nombreux Balleydier, principalement dans l'Ain, en Haute
Savoie, Dauphiné et région parisienne, souvent avec cette orthographe, mais
parfois aussi avec des variations (Balleidier, Baleydier, etc…). Compte tenu
des très nombreuses générations de cette famille au 18° et 19° siècle, il est
en général assez difficile de retrouver les liens précis, travail auquel
Oncle Jean Balleydier, frère de grand'mère, avait cependant consacré beaucoup
d'énergie. C'est son fils Bernard qui est aujourd'hui dépositaire de ses archives.
Alain Aussedat mars 2008 D’après les recherches de Jean et Guy Balleydier, de Michel Pignal, |
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