ORIGINES BALLEYDIER
CHARRUT, BORGEL, REYDELLET

 

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1 -  Des origines Auvergnates (17° siècle) au maître de forge Joseph Balleydier (1777-1857)

2 -  Des nouvelles de cousins éloignés :
                   Le commando sauveur des reliques de Saint François de Sales,
                   Le juge Jean-Louis Balleydier guillotiné,
                   Le Colonel César  Balleydier,
                   Le baron historien et écrivain Alphonse Balleydier.

3 - Eugène Balleydier et Camille Borgel.  Origines Borgel et Reydellet

4 - Louis Balleydier et Marguerite Charrut. Origines Charrut

 

1 – Des origines Auvergnates (17° siècle) au maître de forge
Joseph Balleydier (1777-1857)

La famille Balleydier est la famille paternelle de notre grand-mère Marie-Louise Aussedat.

Les Balleydier sont d’origine Auvergnate, comme les Aussedat. Plus précisément de la paroisse de Merle, située aujourd’hui dans l’ouest du département de la Loire, à la limite est des monts du Forez, et à une vingtaine de kilomètres au sud-est d’Ambert, lieu d’origine des Aussedat. On trouve dans cette région (Merle, St Bonnet le Château) de nombreux Baleydier, Baleyguier, Balleydier au 17° siècle et plus récemment. Et, un demi-siècle environ avant les Aussedat, c’est vers le milieu du 17° siècle qu’un André BALLEYDIER (1618-1699) quitte l’Auvergne en proie aux ligueurs, brigands et épidémies de peste. Mais, au lieu d’aller vers l’Ardèche, sa destination est directement la Savoie, à Cruseilles, à une vingtaine de kilomètres au nord d’Annecy, au pied du Mont Salève. Nous n’avons pas d’indications sur le milieu social d’origine de ces Balleydier en Auvergne, mais nous savons qu’André Balleydier était chirurgien (c'est-à-dire médecin) et qu'un de ses frères, Jacques, vint aussi se fixer en Haute Savoie, à Choisy, et y faire souche (très nombreuse postérité en cours d'analyse). André se marie en 1652 à Cruseilles avec Marie de la BAUME ; ce ménage eut 13 enfants, et ils furent inhumés dans l’église même. A partir de cette génération, le patronyme Balleydier, avec des variantes orthographiques, se répand rapidement en Haute Savoie, dans l'Ain, le Canton de Genève, et jusque dans le pays de Gex : Voltaire eut pour procureur d’office de la seigneurie de Ferney un Joseph Marie Balleydier, qu'il orthographiait Balleidier, orthographe qui est restée attachée à sa descendance  – "…c'est la faute à Voltaire ! " .

Le 3ème enfant d'André et Marie, Gaspard BALLEYDIER (1656-1706) épousa Jeanne BURNIER et fut inhumé dans l’église de Choisy, entre Cruseilles et Annecy. C’est le 5ème des 10 enfants de ce ménage, Bernard BALLEYDIER (1692-1763) qui vint s’installer à Annecy avant son mariage en 1721 avec Foy CRUZ. Ce ménage eut 14 enfants, et dès lors, il y eut des Balleydier à Annecy et dans les environs sans interruption jusqu’à ce début du 21ème siècle. Faisant partie, dès ces premières générations, des familles de notables de la ville, on voit parmi leurs très nombreux enfants beaucoup de magistrats, notaires, avocats, mais beaucoup de branches Balleydier continuaient en parallèle à inclure une majorité d'agriculteurs, commerçants et artisans.

 

 

Joseph Balleydier (1777-1857). Maître de forge à Sanpierdarena (golfe de Gênes, Italie)

Certains partaient faire carrière dans d’autres provinces du Royaume de Piémont-Sardaigne, tel notre ancêtre Joseph BALLEYDIER (1777-1857), petit-fils de Bernard, qui s’établit vers 1832, avec son frère Jean, maître de forge à Saint Pierre d’Arena (Sampierdarena), dans la banlieue de Gênes, après avoir tenté pendant quelques années d’exploiter les hauts-fourneaux de l’abbaye de Tamié, à proximité d’Albertville (confisquée aux moines à la révolution). L’exploitation de Saint Pierre d’Arena fut plus heureuse et se poursuivit jusqu’au début du 20ème siècle, Louis, le fils aîné de Joseph Balleydier établissant sur place une descendance italienne qui dure encore, bien que le nom ait disparu. Notons au passage que ce Louis Balleydier épousa en 1ère noce Giuseppina de Simoni dont la famille possédait à Cervo, sur la Riviera, une belle grande maison  du 17° siècle qui existe toujours sous le nom de Palazzo Simoni Balleydier. 

 

 

PALAZZO SIMONI BALLEYDIER
(Cervo- Riviera italienne)

        


Une tradition, rapportée par Oncle Jean Balleydier et son fils Bernard, disait qu'à la fin du XIXème siècle dans la région de Gênes, on disait couramment en guise d'injure à quelqu'un qu'on estimait un peu "fêlé" : "Va te faire fondre chez Balleydier !". Plus récemment, Guy Balleydier rapportait avoir vu dans les rues de Gênes des lampadaires dont le poteau de fonte portait la marque de la forge Balleydier. Il existe une rue Balleydier à Cervo et à Gênes.

Joseph Balleydier épousa en 1815 à Annecy Louise Philiberte MARCHANT qui avait 18 ans. Ils eurent 3 enfants : Louis (1816-1891) qui prit la succession de son père à la Direction de la forge de San Pier d' Arena ; Eugène (1818-1859) qui fut notre ancêtre et que nous retrouverons un peu plus loin ; Mathilde (1822-1891) qui épousa le notaire d'Annecy Alexis Rollier. Leur petit fils Pétrus Rollier épousa Marthe Callies, fille de Jacques Callies et Marie Aussedat. Ce sont les grands parents de nos cousins Rollier.

Remarque : La grand’mère maternelle de Louise Philiberte Marchant était née Famel, vers 1750. Ses grands-parents Famel et Nouvellet et leurs ascendants, vieilles familles d'Annecy, étaient nos ancêtres aussi bien du côté Balleydier que du côté Despine. Voir, dans les origines Despine, le document sur les ascendances Revillod.

 

 

 

2 - Des nouvelles de cousins de nos ancêtres

Un Balleydier annécien, qui pourrait être Jean-Pierre, cousin germain de notre ancêtre Jean-Claude, fit partie du commando qui, en pleine période de la Terreur révolutionnaire, en mars 1793, subtilisa les corps de Saint François de Sales et de Sainte Jeanne de Chantal, et les cacha dans une maison proche (un précédent enlèvement avait permis de cacher ces reliques provisoirement au château de Duingt). Pour égarer les troupes révolutionnaire, des squelettes de substitution avaient été récupérés au cimetière de Sainte Claire et installés dans les châsses reliquaires dans la Cathédrale Saint Pierre. Les reliques des deux grand saints savoyards retrouvèrent leur place antérieure, une fois terminée la période de tourmente, en 1806. Un très intéressant récit de cet enlèvement fut rédigé en 1865 par notre ancêtre Alphonse Despine. (Remarque : les dernières recherches de Serge Balleydier semblent indiquer que ce sauveteur des reliques serait un autre Jean-Pierre Balleydier, cousin plus éloigné).

Notons aussi, dans cette même période, la triste exécution à Lyon par guillotine de Jean-Louis Balleydier, juge à Gex, et lointain cousin de notre aïeul Joseph Balleydier (mais cousin plus proche du côté Borgel, voir généalogie Borgel). Sa fiancée, qui avait essayé de plaider sa cause devant le sinistre Albitte, eut le courage de défier les juges en venant l'embrasser sur l'échafaud, lui donnant rendez-vous pour bientôt au paradis. Un émouvant article datant des années 1960 relate ce crime de la Terreur. C'est le père de ce juge qui fut en relation d'affaires et en procès avec Voltaire à Ferney.

Un cousin germain de ce juge guillotiné, César Balleydier (1762-1805), fit une carrière mouvementée d’officier dans les armées de la république et de l’empire naissant. Fils de notaire, mais apparemment plutôt dissipé dans sa jeunesse, il s’enrôla d’abord dans un régiment suisse de 1783 à 1787, puis en l’an II, lorsque la Savoie a été annexée par la France, il prend le commandement des volontaires d’Annecy. Dès l’année suivante, en 1793, il est commandant, chef de bataillon au siège de Toulon, puis en 1794 on le retrouve lieutenant-colonel, à la tête d’une demi-brigade formée essentiellement de têtes brûlées issues de tous ces territoires nouvellement français. Combats en Corse, en Italie. En septembre 1796 il est blessé, fait prisonnier, libéré au bout de quelques mois (échange de prisonniers), et, après quelques difficultés, il revient à la tête de son régiment (qu’un colonel intérimaire s’était octroyé !). Il est de nouveau fait prisonnier des Autrichiens à Mantoue en 1799. Libéré, mais réformé sur ordre de Bonaparte, suite à diverses intrigues de colonels intérimaires qui guignaient sa place. Ce n’est qu’en 1802 qu’il retrouve un poste de commandant de place à l’île d’Elbe, puis enfin en septembre 1803 le commandement d’un nouveau régiment basé au camp d’Utrecht. Il est fait en fin 1804 chevalier de la Légion d’honneur qui venait d’être créée. Il est envoyé avec son régiment en septembre 1805 à Ulm où capitule une armée de 30 000 Autrichiens, puis part à la rencontre des armées russe. C’est dans ce mouvement qu’il est tué à Leoben (Tyrol du Sud) en novembre 1805. 3 semaines plus tard, son régiment participait à la victoire d’Austerlitz. Il semble qu’il ait refusé deux fois une nomination au grade de général de brigade. Son nom a été donné à une caserne de chasseurs alpins au centre d'Annecy qui a été transformée en lycée (Gabriel Fauré) après la dernière guerre. Oncle Michel Pignal a rédigé une très intéressante fiche biographique de ce lointain grand-oncle, a partir des éléments de son dossier militaire compulsés aux archives des armées.

 

Baron Alphonse Balleydier
(1810-1859)

Journaliste, historien, romancier

Baron Alphonse Balleydier
plâtre du sculpteur
Jen-Marie Bonnassieux (1846)

 

 

A la génération suivante, on voit encore un lointain cousin de notre aïeul Eugène Balleydier acquérir une certaine notoriété dans la littérature. Il s’agit d’Alphonse Balleydier (1810-1859). Né à Lyon, il mena une carrière de journaliste et écrivit en même temps dans la période 1846-1853 de nombreux ouvrages d’histoire qui connurent un certain succès, en particulier des histoires de l’empire Austro-Hongrois qui font encore autorité, ainsi qu'une Histoire de Lyon pendant la Révolution. Il écrivit aussi des romans, nouvelles et récits qui ont également connu un grand succès.  En remerciement de ses travaux, l'Empereur d'Autriche le fit baron. Il n'eut pas de descendance, et le titre tomba en désuétude. Mais un de ses frères, probablement aussi sans descendance, légua une partie de ses archives historiques à notre arrière grand-père, le doyen Louis Balleydier. Elles sont toujours dans la famille.

Voir fiche biographique dans Wikipedia

 

 

 

3 – Eugène Balleydier et Camille Borgel. Origines Borgel et de Reydellet

 

Pendant ce temps, Eugène Balleydier (1818-1859) (2ème des 3 enfants de Joseph Marie, le maître de forge) épousait en 1844 Camille Borgel (1820-1904), née à Rumilly, et commençait une carrière de Procureur au tribunal d’Albertville. Mais il meurt à 40 ans, laissant une veuve de 38 ans avec 3 enfants de 13 à 2 ans. Ce sont les grands-parents paternels de notre grand-mère Marie-Louise Aussedat, qui a connu jusqu'à 17 ans sa grand-mère Camille Balleydier, retirée auprès de sa fille religieuse à Saint Julien-en-Genevois.

 

 

Madame Eugène Balleydier,
née Camille Borgel   (1820-1904).
Grand'mère paternelle de
Marie-Louise Aussedat, née Balleydier.

Eugène Balleydier (1818-1859
Procureur au tribunal d'Albertville.
2ème fils du maître de forge
 Joseph Balleydier. Mort à 40 ans. Grand-père paternel de
Marie-Louise Aussedat, née Balleydier

 

 

Venues sans doute dans le courant du 16ème siècle de l'Ain tout proche, où le patronyme est très présent, au moins deux branches bien fournies de la famille BORGEL s'étaient fixées à quelques kilomètres au sud de St Julien-en-Genevois, au pied nord du Mont Salève.  D’une part sur la paroisse de Présilly, d’autre part au Châble, alors paroisse indépendante, aujourd'hui rattachée à la commune voisine de Beaumont. C’est  de cette deuxième branches fixée sur le Châble que nous descendons. 3 générations de suite y furent notaires :

 a) Claude-François BORGEL (env 1670-1724), dont une fille épousa un Balleydier, cousin germain de notre ancêtre Bernard (voir plus haut). Ce sont les grands parents de Jean-Louis Balleydier, ce juge de Gex guillotiné sous la Terreur, ainsi que du Colonel César Balleydier (voir plus haut).

b) son fils Laurent BORGEL (né vers 1700), qui fut en même temps châtelain du château de Pomier, près du Châble.

c) Jacques-André BORGEL (1731-1816), fils de Laurent. Ce dernier eut une fille dont descendaient des cousins Taponier, et un fils, Joseph BORGEL(1782-1848) qui fut Greffier au tribunal d'Annecy, et qui épousa en 1815 Eugénie REYDELLET (1795-1840). Ce sont les parents de Camille, épouse d'Eugène Balleydier, et de ses deux sœurs dont l'une, Félicie, épousa son cousin François Taponier et l'autre, Augustine, épousa Gaspard Folliet et eut 3 fils, dont l'aîné, André, fut Historien de la Savoie, Président du Conseil Général et Sénateur de Haute Savoie à la fin du 19° siècle.  Les deux mariages Balleydier-Borgel à 3 générations de distance semblent indiquer des relations continues de voisinage, d'amitié, puis de cousinage entre ces deux familles de notables du Genevois, région située entre Annecy et Genève, particulièrement autour du Salève.

Voir généalogies Borgel et Reydellet

 

 

 

 


L’histoire de la famille REYDELLET est attestée à Nantua dès 1445, avec une lignée de Secrétaires ducaux de Savoie. Mais elle est surtout connue à partir du début du 16° siècle avec Pierre Reydellet, Auditeur à la chambre des Comptes de Savoie et deux de ses fils, Claude, Conseiller et trésorier du Duc de Savoie pour le Bugey et le Valromey, et Anthoine, receveur du grenier à sel de Nantua. Ce dernier transmet cette charge à son neveu Annibal, fils de Claude sous les règnes d’Henri IV et Louis XIII, qui la transmettra à son fils François sous Louis XIV, puis aux deux générations suivantes. Entre-temps, la famille avait été anoblie par le duc de Savoie en 1597. Au début du 18° siècle, Jean-Claude, petit fils de François est en outre Syndic de Nantua, c'est-à-dire l’équivalent de maire, fonction que poursuit son fils Jacques Joseph, le grand-père paternel d’Eugénie. La famille contracte alors plusieurs alliances avec d’autres familles nobles du Bugey : François Perruquet de Bévy, beau-père de Jacques Joseph Reydellet, est juge, visiteur général des Gabelles en Bugey. L’un de ses fils est Secrétaire Général de la première Société littéraire de Bourg-en-Bresse, et rédacteur des cahiers de la noblesse du pays en 1789. Il est guillotiné, ainsi qu’un de ses frères en février 1794 à Lyon. Quant à Daniel de Prosser, grand-père (ou grand-oncle) maternel d’Eugénie Reydellet, il fut officier et décoré de l’ordre de St Louis à la fameuse bataille de Fontenoy (tirez les premiers … !). Puis il fut de longues années commandant du Fort de l'Ecluse dans l'Ain.

Il semble que le nom Reydellet vienne du sobriquet d’un roitelet féodal italien déchu (rei deleto en italien). Cette famille serait en effet originaire d’Ostie. Outre la branche décrite sommairement ici, cette famille comprend de nombreuses branches, principalement implantées dans le Bugey, dont beaucoup ont été anoblies. La particule (de Reydellet) apparaît et disparaît dans les actes, apparemment sans lien avec les phases d'anoblissement, mais sans doute plutôt en fonction des modes du moment.

 Notons enfin dans cette famille la brillante carrière de Jules Piquet, dont la grand’mère était sœur d’Eugénie Reydellet. Cet officier de Marine vécut essentiellement en Asie du Sud-Est et fut gouverneur général de l’Indochine.

Voir détails fournis par M. Louis Gremmel

 

 

Le ménage d’Eugène Balleydier et Camille Borgel eut 4 enfants :

Marie(1848-1922) fut religieuse dans la congrégation de Saint Joseph d'Annecy sous le nom de Sœur Marie-Eugénie. Après une carrière d'enseignante, elle se consacra aux soins aux malades, et fut Supérieure de l'hôpital de St Julien en Genevois. C'est auprès d'elle que sa mère termina ses jours. Nous avons des photos de grand'mère et grand-père Aussedat allant rendre visite à cette tante religieuse, accompagnés des aînés de leurs enfants.

2° Mathilde, née en 1846 et morte à un an.

3° Joseph (1848-1939) qui fut Ingénieur des Mines, eut deux enfants qui étaient les seuls cousins germains de notre grand'mère Marie-Louise : Camille Balleydier (1881-1969) qui épousa Albert Mesuré, lui-même Ingénieur des Mines comme son beau-père, et eut 4 enfants (Charles, Suzanne, Jacques, Madeleine) ; et Henry Balleydier(1893-1964), médecin, dont le fils Guy fit beaucoup de recherches généalogiques dont les dossiers sont conservés aujourd'hui par son frère Jean.

4° Louis (1856-1927), notre arrière grand-père. Voir ci dessous

4 - Louis Balleydier et Marguerite Charrut. Origines Charrut (Laeuffer, Dunant)

Louis BALLEYDIER (1856-1927), est né à Albertville. Il n'a que 2 ans à la mort de son père. Il mène des études de droit à Grenoble, passe son doctorat en droit en 1880 puis entame une carrière de professeur de droit à la Faculté de Grenoble où il restera toute sa vie. A 30 ans, il épouse Marguerite Charrut (1867-1938), fille de Félix Charrut (1831-1872), négociant en produits ferreux à Grenoble, et de Mathilde Laeuffer(1843-1914) dont la famille est bien établie à Annecy depuis de nombreuses générations. En fait, Marguerite Charrut avait perdu son père lorsqu'elle avait 5 ans. Notre Grand-mère, Marie-Louise Aussedat, n’a connu aucun de ses deux grands-pères, mais a connu sa grand’mère Balleydier jusqu’à 17 ans et sa grand’mère Charrut (née Laeuffer), jusqu’à 31 ans. Cette dernière s’était retirée après la mort de son mari dans la jolie maison Laeuffer de Montfleury au dessus d'Annecy-le-Vieux. C’est en allant voir cette grand’mère pendant ses vacances que Marie Louise-Balleydier qui avait tout juste 19 ans fut remarquée par Louis Aussedat.

 

 

Famille CHARRUT, famille maternelle de notre grand'mère Marie-Louise Balleydier

Nous suivons nos ancêtres Charrut à partir du 17ème siècle dans la paroisse de Livet (aujourd’hui Livet-et-Gavet) dans la vallée de la Romanche en Isère. Malheureusement, les registres de cette paroisse ne commencent qu’en 1692. Nous n’avons donc que peu d’éléments sur les générations précédentes.  Il semble que ce village au pied de l’Oisans soit le lieu d’origine de nos ancêtres Charrut (également orthographiés Charrus ou Charru) au moins depuis le début du 17ème siècle. Le patronyme y est encore présent. On trouve à la même époque d’autres familles Charrut dans cette même région, mais dans la montagne (Oz-en-Oisans, Vaujany). Le premier ménage identifié est celui d’Etienne Charrut (sans doute né vers 1655) et Marie Pinel Pataud dont les enfants naissent dans le hameau des Clots à Livet dans les années 1693-1700. Il est vraisemblable qu’Etienne était fils de Didier Charrut, né vers 1620, et de Clauda Pacou . Le fils d’Etienne et Marie,  Jean Charrut, né en 1695, épouse à Oulles le 22 juillet 1721, au dessus de Bourg d’Oisans,  Dimanche Perret (Dimanche est une forme du prénom Dominique, très fréquente dans la région). Les naissances de leurs enfants, toujours au hameau des Clots à Livet, s’étalent de 1723 à 1744.

Nous avons par ailleurs. des informations dès le 17ème, voire même le 16ème siècle concernant plusieurs familles alliées aux Charrut de notre branche, toutes fixées en Isère (Grenoble, Voreppe, région de Pont-en-Royans au sud de Saint Marcellin, vallée de la Romanche, etc.).

Nos origines Charrut, avec ces familles alliées, sont d’ailleurs nos seules racines dauphinoises.  Toutes nos autres racines tant Aussedat et familles alliées (Despine, Dupraz, Lafrasse, Basin etc.) que Balleydier (Borgel, Marchant, etc.) sont savoyardes, et des monts du Forez antérieurement (racines Ossedat et Balleyguier au 17° siècle).

François Charrut, fils de Jean et Dimanche Perret, né à Livet en 1744, part se fixer à Yssingeaux en Haute Loire où il se marie. Son fils Pierre Charrut, né à Yssingeaux, revint se fixer comme marchand tanneur à Grenoble.  Il s'y marie en 1799 avec une Grenobloise d'origine, Jeanne-Julie Long. Ils ont trois fils : Louis,  Pierre-Hippolyte (1805-1879), et Pierre Ferdinand qui meurt jeune.

Louis fut greffier à la Cour de Grenoble et fut coauteur d'un journal de jurisprudence. Il eut quatre enfants dont deux fils dont la descendance s’éteint rapidement, et deux filles :

L'aînée, Juliette épousa Léonce Mesnard, Président de la Cour de Cassation, fils de Jacques André Mesnard, Pair de France, et Vice Président du Sénat sous le second Empire. Léonce Mesnard, collectionneur et critique d'art,  fit d’importants legs au Musée de Chambéry et au Musée de Grenoble. Ce ménage n’eut pas de descendance. 

La seconde, Louise épousa Aimé Irvoy, sculpteur d’une certaine renommée, Prix de Rome, directeur de l'école de sculpture de Grenoble. Plusieurs de ses œuvres sont aujourd’hui dans des musées. Ce ménage eut une seule fille, Laure, épouse  Albert Benoit-Cattin, avocat à Grenoble, d’où descendance jusqu’à aujourd’hui. Voir fiche biographique d’Aimé Irvoy dans Wikipedia

Pierre-Hippolyte Charrut commença par travailler à la tannerie de son père,

Pierre Hippolyte CHARRUT
(1805-1879)
grand-père paternel
de Bonne Maman Balleydier

 puis créa (ou reprit) une entreprise de négoce de produits ferreux. Il  épousa en 1830 à Grenoble  Dorothée Gaillard. Ce sont les parents de Félix Charrut qui épousa Mathilde Laeuffer.

 Pierre- Hippolyte Charrut fut veuf à 63 ans et perdit 4 ans plus tard son fils unique Félix, qui travaillait avec lui.

Le ménage de Félix Charrut et Mathilde Laeuffer eut deux enfants : Marguerite, épouse de Louis Balleydier, et Hippolyte  (1864-1928) qui resta célibataire.

Photos famille Félix Charrut : voir fin de la fiche famille Laeuffer

Voir généalogie Charrut

 

Pour les origines Laeuffer, voir fiche sur Jean-Gottfried Laeuffer et ses descendants ainsi que la fiche Dunant.

 

 

Revenons au ménage de Louis et Marguerite Balleydier née Charrut. Marguerite a 21 ans au moment de son mariage. Louis enseigne la procédure civile puis le droit civil. Il est membre du conseil académique, assesseur du doyen, puis enfin doyen de la faculté de droit de Grenoble, membre de l’Académie Delphinale et de l'Académie Florimontane. Tout au long de sa carrière, il publie divers articles et ouvrages juridiques. Pendant la guerre 14-18, il s'occupe beaucoup de l'accueil des réfugiés Serbes et sera décoré à l'issue de la guerre chevalier de l'ordre Serbe de Saint Sava. Au moment du mariage de leur fille Marie-Louise en 1907, ils habitaient 28 cours Saint André à Grenoble, immense avenue qui va de l'Isère jusqu'à Pont de Claix, et qui a aujourd'hui plusieurs noms. Il semble que ce 28 cours Saint André serait situé sur l'emplacement de l'actuel 28 Cours Jean Jaurès. Dans les photos de la famille Louis Aussedat dans les années 1920-1930, on voit souvent apparaître Marguerite Balleydier, née Charrut, qui est restée dans la mémoire familiale sous le nom de " Bonne-Maman Balleydier ". C’était une femme assez mondaine, très élégante, qui se retira après la mort de son mari dans la maison Laeuffer de l'Avenue de Trésum à Annecy, dans un cadre raffiné. Voir l' album de photos famille Louis Balleydier

Le ménage de Louis Balleydier et Marguerite Charrut a eu 4 enfants :

1° Marie-Louise Balleydier, qui a épousé Louis Aussedat et en a eu 11 enfants. Ce sont nos grands-parents

2° Tante Mathi (Mathilde) qui a épousé oncle Edouard Vidil et a eu 8 enfants. Tante Mathi, petite sœur de notre grand’mère, a vécu jusqu’à 1976, année des premières Alériades.

3° Oncle Émile Balleydier, qui a épousé Tante Rose Colliard, que nous avons connu âgée, mais toujours très énergique, circulant beaucoup à bicyclette. Ce ménage n'a eu qu'un fils mort en bas âge. Oncle Émile tenta sans succès de lancer de nombreuses affaires, y engloutissant sans retour la fortune de sa femme qui eut une fin de vie dans la gêne.

4° Oncle Jean Balleydier qui était courtier en assurances et s’est marié 2 fois. Avec Hélène Colliard (sœur de Rose), il a eu 2 filles : Huguette qui a épousé Claude du Besset, et Hélène qui a épousé Gérard Bexon. Devenu veuf 5 ans après ce mariage, Oncle Jean Balleydier a épousé Marie du Besset, elle-même veuve et mère d’un garçon, Régis Malartre. Ils ont eu deux autres enfants : Alyette, dont le mari Jacques Valette d’Osia était officier et a été tué par la foudre en montagne, et Bernard Balleydier qui a épousé Marie-Pascale Bévillard. Tante Marie Balleydier a vécu jusqu’en 1980.

Il y a aujourd’hui de nombreux Balleydier, principalement dans l'Ain, en Haute Savoie, Dauphiné et région parisienne, souvent avec cette orthographe, mais parfois aussi avec des variations (Balleidier, Baleydier, etc…). Compte tenu des très nombreuses générations de cette famille au 18° et 19° siècle, il est en général assez difficile de retrouver les liens précis, travail auquel Oncle Jean Balleydier, frère de grand'mère, avait cependant consacré beaucoup d'énergie. C'est son fils Bernard qui est aujourd'hui dépositaire de ses archives.

D'autres recherches ont été menées par Guy Balleydier, et plus récemment, un cousin éloigné (notre ancêtre commun est né sous Louis XIII), Serge Balleydier, a mis en place une base généalogique Balleydier sur Internet, dépouillant avec quelques cousins et amis de nombreuses archives départementales. Voir aussi le texte rédigé par Philippe Balleydier , autre cousin éloigné descendant de Jacques, l'un des deux frères venu se fixer en Savoie au 17° siècle. Philippe Balleydier a complété le travail de Serge et développé sa propre base généalogique très complète.

  

Alain Aussedat mars 2008

D’après les recherches de Jean et Guy Balleydier,  de Michel Pignal,
 les archives de Bernard et Christian Balleydier et la base généalogique de Serge Balleydier
Détails sur la famille de Reydellet et alliées fournis par M. Louis Gremmel (sept. 2006)

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